Catégories
Nos villages Rencontres Tout Traditions

Feuilles et Fleurs

Les plantes et leurs bienfaits, elle s’y connait….

Ce mois-ci my Moris est allé à la rencontre de Nathalie Daruty de Grandpré, directrice et fondatrice de Feuilles et Fleurs, artisane tisanière et conseillère en phytothérapie.

Niché au beau milieu des champs de cannes, un jardin insolite rempli de plantes aux vertus plus incroyables les unes que les autres se cache. Après avoir emprunté un sentier de terre et de roches sous quelques gouttes de pluie timides et un vent hivernal, nous parvenons enfin à ce joyau qui nous fait penser à Henri Salvador et son “jardin d’hiver”.

Nous écoutons l’histoire de Nathalie, tout en sirotant une bonne tisane bien chaude à la citronnelle et au gingembre.

Après avoir été professeur d’histoire pendant 15 ans, elle décide de se réinventer…

Est-ce la nostalgie des moments passés dans son jardin familial à l’ile de La Réunion qui la rattrape ou l’inspiration venue de sa maman fleuriste de profession qui la remet en question ?

Désormais, cette Mauricienne qui a grandi à l’ile sœur, se sent de plus en plus attirée par les plantes. De retour à l’ile Maurice et après avoir commencé par le développement de son potager-maison bio, elle décide de lancer Feuilles et Fleurs en 2019, des tisanes et autres fabrications à base de plantes médicinales, plantées de ses propres mains dans ce petit bout de jardin, et labélisées Made in Moris. Accompagnée par sa fidèle commis Seela, elles cultivent une diversité de plantes qui serviront à concocter ces produits.

Aujourd’hui, son jardin ne contient pas moins d’une centaine de variétés de plantes, incluant le moringa, l’ayapana, la citronnelle, le romarin, le curcuma, le gingembre, la roselle, la papaye et plusieurs types de basilic. Elle travaille aussi sur les mauvaises herbes et leurs bienfaits méconnus.

Bien que son produit principal soit la tisane à base de plantes médicinales, elle a, au fil du temps, développé d’autres produits tels que des sels aromatisés, des boules de massage, des fagots pour purifier les énergies, des épices en poudre, des élixirs et du papier recyclé entre autres. Nathalie nous confie qu’elle fabrique aussi elle-même ses shampooings secs, naturels.

Une alternative naturelle pour la santé

Ses produits 100% naturels sont une alternative à ceux qu’on trouve dans les commerces, contenant de nombreux éléments chimiques et qui s’avèrent très souvent nocifs pour la santé. Ses clients témoignent et reviennent, car ils constatent les effets bénéfiques de ses tisanes et autres produits naturels. Par exemple, une cliente qui souffrait de psoriasis a trouvé son bonheur avec les produits de Feuilles et Fleurs. Une autre affirme que ces tisanes l’ont aidée à faire disparaitre sa cellulite. Nathalie nous avoue que c’est quand même essentiel d’avoir également une bonne hygiène de vie afin de bénéficier pleinement des bienfaits de ses produits.

Un nouveau tournant suite à la pandémie

Bien que la pandémie de Covid-19 ait freiné le démarrage de sa petite entreprise, Nathalie ne baisse pas les bras et essaye sans cesse de se réinventer, de démarcher de nouveaux clients, de nouveaux marchés, et de travailler sur de nouveaux projets. Elle a notamment collaboré avec la chaine hôtelière Lux, dans la création de pâtisseries aromatisées avec des plantes médicinales avec la pâtissière du Lux: tartes aux pamplemousses, macarons au curcuma, à la combava ou encore à la lavande.

C’est certain qu’avec cette imagination débordante et cette énergie la poussant à toujours innover, Nathalie fera voler Feuilles et Fleurs à son plus haut sommet.

Une immersion avec my Moris …

En partenariat avec my Moris, Feuilles et Fleurs vous emmène désormais à la découverte des plantes et de ses bienfaits à travers une immersion culturelle originale au cœur de la nature. Une activité idéale à faire en famille.

Catégories
Nos villages Tout Traditions

JUST NATURAL Cultiver la Communauté et la Durabilité à travers le Jardinage Participatif

Just Natural c’est un projet passionnant et inspirant, qui incarne la fusion des expériences de vie et des aspirations de Nathalie, sa fondatrice, pour un monde plus durable et plus connecté.

Dans un coin paisible de l’île Maurice, au milieu des champs de canne à sucre, un jardin pas comme les autres émerge, offrant bien plus que des légumes frais. Nathalie, originaire de La Réunion et ayant grandi aux Pays-Bas, a suivi un parcours qui l’a menée à repenser sa relation avec la nature et la communauté.

Le voyage de Nathalie vers le jardinage communautaire a débuté à un moment de réflexion profonde. Après une longue carrière dans l’industrie pétrolière et gazière, elle s’est interrogée sur le sens de sa vie. À l’âge de 50 ans, elle a décidé de s’offrir un voyage solo autour du monde. C’était une quête pour renouer avec l’humanité, pour briser sa timidité et se rapprocher des gens.

Mais c’est pendant la période difficile de la pandémie de COVID-19 que Nathalie a véritablement trouvé sa voie. Végétarienne, elle avait du mal à trouver des légumes frais. Inspirée par ses expériences aux Pays-Bas où les jardins communautaires sont monnaie courante, elle a décidé de créer quelque chose de similaire à Maurice. Ainsi est né son projet, « Just Natural », un espace où les gens peuvent non seulement participer à cultiver et récolter leurs propres aliments, mais aussi se reconnecter avec la nature et la communauté.

Le concept est simple mais puissant : au lieu de vendre ses produits sur le marché, les gens viennent cueillir eux-mêmes ce dont ils ont besoin. Cela crée une connexion directe entre les consommateurs et leur nourriture. De plus, en adoptant des pratiques agricoles durables et en évitant les produits chimiques, le jardin de Nathalie devient un exemple vivant de l’agriculture régénérative et respectueuse de l’environnement.

Just Natural va au-delà de la simple production alimentaire. C’est un lieu de rencontres, d’apprentissage et de partage.

Des bénévoles locaux et étrangers se réunissent pour cultiver, échanger des idées et tisser des liens. Nathalie elle-même est une diplômée de YouTube, ayant appris beaucoup par essais et erreurs. Elle encourage chacun à se lancer, à expérimenter et à apprendre ensemble.

L’objectif ultime du jardin de Nathalie est de prouver que l’on peut vivre de manière durable et autosuffisante, même dans un environnement insulaire comme Maurice.

Avec des panneaux solaires pour l’énergie, une sélection de plantes adaptées au climat local et une approche holistique de la durabilité, Just Natural est un modèle de résilience et d’autonomie.

On trouve une variété fascinante de plantes dans son jardin : des piments épicés aux fraises sucrées, en passant par la citronnelle parfumée et les herbes aromatiques. Chaque plante raconte une histoire, chaque récolte est une célébration de la nature et de la communauté.

En résumé, Just Natural est bien plus qu’un simple espace vert, c’est un symbole de résilience, de connexion et de durabilité. C’est un rappel que, même dans les périodes les plus sombres, il y a toujours de la lumière à trouver dans la terre et dans le cœur des gens.

Catégories
Nos villages Tout

Bus trip N° 15 – Poste de Flacq (Part 2)

Poste de Flacq : rencontre inattendue et chaleureuse

Haut

Bus trip N° 15 – Poste de Flacq (Part 2)

En marchant nous avons aperçus un panneau « Vente de plantes ». Excitées, nous sommes donc entrées à l’intérieur, il y avait des plantes  déposées un peu négligemment de partout, « Ayapana, quatre épices, kari poule ». Madame Sipersand, la propriétaire, était si heureuse de rencontrer des clients curieux qu’elle nous a (presque) raconté sa vie. Elle a commencé à s’intéresser aux plantes il y a 20 ans avec son mari. Ils ont appris en bouquinant et en faisant des essais. Ils ont aussi participé à des concours. D’après Madame Sipersand, le secret c’est de parler aux plantes et de leurs mettre une petite musique.

Au fil de la conversation, elle nous a montré sa première récolte de café. Elle nous a expliqué qu’avant de les consommer, elle va d’abord enlever la peau rouge couvrant les graines, puis les laisser sécher avant de les torréfier pour obtenir cette couleur marron. Elle m’a offert 2 graines et m’a conseillé de les laisser sécher au soleil avant de mettre dans la terre. J’étais ravie !

Voyant notre enthousiasme, elle nous a invitées à visiter son jardin. Nous n’en croyions pas nos yeux, il y avait une quantité de légumes et d’herbes. Il y avait des ‘lalo’, des ‘margoz’, du romarin, de la coriandre, ainsi que d’autres plantes rares comme le ‘basilic citronnelle’ ou la ‘grenadine kari’ qui a la forme d’une papaye et la couleur d’une calebasse.

Nous avons eu droit à des explications ; « pou ki enn pie kari poule pous bien ek fleri, tir so leker detanzantan » (Afin qu’une plante de ‘kari poule’ pousse il faut enlever de temps à autre le cœur de la plante).


Elle nous a dit que pendant le confinement elle n’a pas eu de mal à trouver des légumes, elle a cuisiné les récoltes de son jardin. Des fois elle installe aussi une petite étale devant sa porte pour vendre le surplus. De plus, avec ce temps hivernal, elle aime se faire une bonne tasse d’eau chaude et laisser infuser quelques feuilles d’Ayapana de son jardin.

Une rencontre inattendue et chaleureuse qui nous a donné envie d’en savoir encore plus sur les plantes et de se créer notre propre potager.

Catégories
Nos villages Tout

Bus trip N° 15 – Poste de Flacq (Part 1)

Suivez-nous pour une exploration d’un village de île Maurice et découvrez une technique artisanale traditionnelle.

Bus trip N° 15 – Poste de Flacq (Part 1) 

Ce matin-là à Rose-Hill, je suis montée dans le bus n ° 15 jusqu’à Flacq. La route ne m’est pas inconnue et c’est sans aucun doute l’une de mes favorites. En passant parfois par des villages comme St Pierre, Verdun, Providence, Camp de Masque, et d’autre fois par des champs de canne à sucre. Le calme loin de la vie trépidante de la ville fait que le voyage ressemble à une sorte de méditation.


Adrienne et moi nous sommes rencontrées à la Gare de Flacq, et avons pris un taxi pour Poste de Flacq. Contrairement à nos précédents voyages en bus au cours desquels nous ne voulions explorer que des endroits inconnus dans l’espoir de trouver des choses extraordinaires, cette fois nous avions une mission : nous recherchions des artisans qui fabriquent des ‘balie koko’ (balais fabriqués à partir des feuilles de cocotier) et des ‘balie fatak’ (balais fabriqués à partir d’une plante qui ressemble à une sorte de Graminea). Utilisés pour nettoyer la maison ou la cour, ces objets occupent une place de choix dans la culture populaire mauricienne.


Le temps à Poste de Flacq était parfaitement équilibré par le soleil brillant dans un ciel bleu et la brise fraîche et agréable de l’hiver. C’est un endroit calme, avec seulement quelques personnes marchant dans les rues ou travaillant dans de minuscules magasins. Nous avons marché un moment sur la route principale, nous imprégnant de l’atmosphère du village, mais tout en gardant notre objectif en tête.


Un stand orné de paniers colorés, de fruits et légumes, et de quelques balais a attiré notre attention. Nous nous sommes arrêtées et avons commencé à parler à Anouradah, la dame qui possède la boutique. Nous lui avons demandé si elle fabrique elle-même ces balais, et elle nous a répondu qu’elle ne va pas cueillir les ‘fatak’ mais qu’elle les achète et fait ensuite le montage. En ce moment, ce n’est pas la saison, il faut attendre fin juillet – début août, quand la canne à sucre commence à fleurir.

‘Mo vann mo bann balie ant Rs 50 ek Rs 150, mo pa le fer dominer ‘ (Je vends mes balais entre Rs 50 et Rs 150, je ne veux pas les vendre à des prix exorbitants).

Elle a appris quelques petites techniques avec sa belle-mère mais elle n’en a pas fait son métier nous a-t-elle dit. Avec son mari, ils se relayent dans les tâches, car son atelier de tailleur est juste derrière le stand.


Nous continuons notre chemin, on s’est arrêtées à une ‘tabagie’ pour nous renseigner auprès d’une dame. Nous lui avons dit que nous avions entendu parler de gens qui fabriquaient des balais dans le village. Savait-elle où nous pourrions les trouver par hasard ? Elle nous a gentiment guidées, nous avions un long moment à marcher.

Après une bonne dizaine de minutes de marche, nous sommes tombées sur un stand rempli de ‘balie koko’ et de bananes suspendues. Au loin dans la cour, nous avons aperçu une dame assise à l’ombre au milieu d’une quantité de ‘fatak ‘ fabriquant ses balais. Elle n’était pas très causante et nous a indiqué que plus loin il y avait d’autres personnes qui en faisaient aussi.