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JUST NATURAL Cultiver la Communauté et la Durabilité à travers le Jardinage Participatif

Just Natural c’est un projet passionnant et inspirant, qui incarne la fusion des expériences de vie et des aspirations de Nathalie, sa fondatrice, pour un monde plus durable et plus connecté.

Dans un coin paisible de l’île Maurice, au milieu des champs de canne à sucre, un jardin pas comme les autres émerge, offrant bien plus que des légumes frais. Nathalie, originaire de La Réunion et ayant grandi aux Pays-Bas, a suivi un parcours qui l’a menée à repenser sa relation avec la nature et la communauté.

Le voyage de Nathalie vers le jardinage communautaire a débuté à un moment de réflexion profonde. Après une longue carrière dans l’industrie pétrolière et gazière, elle s’est interrogée sur le sens de sa vie. À l’âge de 50 ans, elle a décidé de s’offrir un voyage solo autour du monde. C’était une quête pour renouer avec l’humanité, pour briser sa timidité et se rapprocher des gens.

Mais c’est pendant la période difficile de la pandémie de COVID-19 que Nathalie a véritablement trouvé sa voie. Végétarienne, elle avait du mal à trouver des légumes frais. Inspirée par ses expériences aux Pays-Bas où les jardins communautaires sont monnaie courante, elle a décidé de créer quelque chose de similaire à Maurice. Ainsi est né son projet, « Just Natural », un espace où les gens peuvent non seulement participer à cultiver et récolter leurs propres aliments, mais aussi se reconnecter avec la nature et la communauté.

Le concept est simple mais puissant : au lieu de vendre ses produits sur le marché, les gens viennent cueillir eux-mêmes ce dont ils ont besoin. Cela crée une connexion directe entre les consommateurs et leur nourriture. De plus, en adoptant des pratiques agricoles durables et en évitant les produits chimiques, le jardin de Nathalie devient un exemple vivant de l’agriculture régénérative et respectueuse de l’environnement.

Just Natural va au-delà de la simple production alimentaire. C’est un lieu de rencontres, d’apprentissage et de partage.

Des bénévoles locaux et étrangers se réunissent pour cultiver, échanger des idées et tisser des liens. Nathalie elle-même est une diplômée de YouTube, ayant appris beaucoup par essais et erreurs. Elle encourage chacun à se lancer, à expérimenter et à apprendre ensemble.

L’objectif ultime du jardin de Nathalie est de prouver que l’on peut vivre de manière durable et autosuffisante, même dans un environnement insulaire comme Maurice.

Avec des panneaux solaires pour l’énergie, une sélection de plantes adaptées au climat local et une approche holistique de la durabilité, Just Natural est un modèle de résilience et d’autonomie.

On trouve une variété fascinante de plantes dans son jardin : des piments épicés aux fraises sucrées, en passant par la citronnelle parfumée et les herbes aromatiques. Chaque plante raconte une histoire, chaque récolte est une célébration de la nature et de la communauté.

En résumé, Just Natural est bien plus qu’un simple espace vert, c’est un symbole de résilience, de connexion et de durabilité. C’est un rappel que, même dans les périodes les plus sombres, il y a toujours de la lumière à trouver dans la terre et dans le cœur des gens.

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Glaçons rapés

Topographie sonore de l’Ile Maurice. Courtes capsules, paysages sonores, audio-documentaires, interviews. Tendre l’oreille et tisser des histoires pour mieux comprendre notre île. Nous vous invitons à faire avec nous un voyage sonore dans le ventre et le coeur de l’Ile Maurice.

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Eski to ti kone…?

Mymoris vous propose chaque semaine des infos insolites sur l’histoire, la culture et les traditions mauriciennes à travers des petites vidéos.

Le saviez-vous?

Auparavant le séga était le seul moyen pour les esclaves d’exprimer leur misère et leurs souffrances. C’est pour cela que pendant longtemps le séga fut mépriser. De nos jours, il est synonyme de joie et de divertissement. Le séga est la musique nationale de notre pays et fait la fierté des Mauriciens.

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Le saviez-vous ?

L’archipel des Chagos est un groupe de sept atolls qui compte 60 îles tropicales. Ce sont les Portuguais qui ont découvert l’archipel au 16ème siècle et le nomma ‘Basas de Chagas’. ‘Chagas’ signifie ‘blessures’ en reférence à la crucifixion de Jésus Christ. Les Chagos furent habitées par les Chagossiens qui ont été déportés entre 1965 et 1973 afin de transformer l’île en une base militaire.

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Le saviez- vous ?

La Constitution de l’île ne mentionne aucune langue officielle pour le pays.

Néanmoins l’anglais est utilisé par l’administration, les Britanniques ayant été les derniers à administrer l’île avant son Indépendence. L’anglais est généralement reconnu comme la langue officielle de l’île Maurice car il est utilisé dans les administrations gouvernementales, les tribunaux, les entreprises et les écoles.

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Le saviez-vous?

Les Hollandais ne sont pas les seuls responsables de la disparition des dodos!


Auparavant, l’île Maurice fut un paradis pour les dodos. Ils n’y avaient pas de prédateurs et ils pouvaient consommer enormément de nourritures. Avec le temps, ils ont grossi et ont perdu l’utilité de leur ailes. De ce fait, ils ont fait leurs nids au sol. Quand les explorateurs sont arrivés sur l’île, des rats ont débarqués de leurs navires et ont dévorés les oeufs des dodos.

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Le saviez-vous ?

Le Geet Gawai est une tradition musicale et féminine observée la veille des mariages hindous et pratiquée par la communauté Bhojpuri à l’île Maurice. Cette cérémonie de pré-mariage est une combinaison de certains rituels traditionnels, prières aux dieux et déesses, chants, musique et danse.

En 2016, cette pratique a été ajoutée à la Liste du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.

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La population mauricienne a été formée par différentes vagues de migrations venues de diverses parties du monde:  L’Inde, la Chine, l’Afrique, Madagascar, la France, et l’Angleterre. Ils sont arrivés avec leur culture, qui forme notre héritage culturel mauricien d’aujourd’hui.


Par exemple les ‘tant bazar’ fabriquées en feuilles de Vacoas ont une origine malgache et l’habitude mauricienne de boire le thé avec du lait est un héritage laissé par les Anglais.

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Bus trip N° 15 – Poste de Flacq (Part 2)

Poste de Flacq : rencontre inattendue et chaleureuse

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Bus trip N° 15 – Poste de Flacq (Part 2)

En marchant nous avons aperçus un panneau « Vente de plantes ». Excitées, nous sommes donc entrées à l’intérieur, il y avait des plantes  déposées un peu négligemment de partout, « Ayapana, quatre épices, kari poule ». Madame Sipersand, la propriétaire, était si heureuse de rencontrer des clients curieux qu’elle nous a (presque) raconté sa vie. Elle a commencé à s’intéresser aux plantes il y a 20 ans avec son mari. Ils ont appris en bouquinant et en faisant des essais. Ils ont aussi participé à des concours. D’après Madame Sipersand, le secret c’est de parler aux plantes et de leurs mettre une petite musique.

Au fil de la conversation, elle nous a montré sa première récolte de café. Elle nous a expliqué qu’avant de les consommer, elle va d’abord enlever la peau rouge couvrant les graines, puis les laisser sécher avant de les torréfier pour obtenir cette couleur marron. Elle m’a offert 2 graines et m’a conseillé de les laisser sécher au soleil avant de mettre dans la terre. J’étais ravie !

Voyant notre enthousiasme, elle nous a invitées à visiter son jardin. Nous n’en croyions pas nos yeux, il y avait une quantité de légumes et d’herbes. Il y avait des ‘lalo’, des ‘margoz’, du romarin, de la coriandre, ainsi que d’autres plantes rares comme le ‘basilic citronnelle’ ou la ‘grenadine kari’ qui a la forme d’une papaye et la couleur d’une calebasse.

Nous avons eu droit à des explications ; « pou ki enn pie kari poule pous bien ek fleri, tir so leker detanzantan » (Afin qu’une plante de ‘kari poule’ pousse il faut enlever de temps à autre le cœur de la plante).


Elle nous a dit que pendant le confinement elle n’a pas eu de mal à trouver des légumes, elle a cuisiné les récoltes de son jardin. Des fois elle installe aussi une petite étale devant sa porte pour vendre le surplus. De plus, avec ce temps hivernal, elle aime se faire une bonne tasse d’eau chaude et laisser infuser quelques feuilles d’Ayapana de son jardin.

Une rencontre inattendue et chaleureuse qui nous a donné envie d’en savoir encore plus sur les plantes et de se créer notre propre potager.

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Bus trip N° 15 – Poste de Flacq (Part 1)

Suivez-nous pour une exploration d’un village de île Maurice et découvrez une technique artisanale traditionnelle.

Bus trip N° 15 – Poste de Flacq (Part 1) 

Ce matin-là à Rose-Hill, je suis montée dans le bus n ° 15 jusqu’à Flacq. La route ne m’est pas inconnue et c’est sans aucun doute l’une de mes favorites. En passant parfois par des villages comme St Pierre, Verdun, Providence, Camp de Masque, et d’autre fois par des champs de canne à sucre. Le calme loin de la vie trépidante de la ville fait que le voyage ressemble à une sorte de méditation.


Adrienne et moi nous sommes rencontrées à la Gare de Flacq, et avons pris un taxi pour Poste de Flacq. Contrairement à nos précédents voyages en bus au cours desquels nous ne voulions explorer que des endroits inconnus dans l’espoir de trouver des choses extraordinaires, cette fois nous avions une mission : nous recherchions des artisans qui fabriquent des ‘balie koko’ (balais fabriqués à partir des feuilles de cocotier) et des ‘balie fatak’ (balais fabriqués à partir d’une plante qui ressemble à une sorte de Graminea). Utilisés pour nettoyer la maison ou la cour, ces objets occupent une place de choix dans la culture populaire mauricienne.


Le temps à Poste de Flacq était parfaitement équilibré par le soleil brillant dans un ciel bleu et la brise fraîche et agréable de l’hiver. C’est un endroit calme, avec seulement quelques personnes marchant dans les rues ou travaillant dans de minuscules magasins. Nous avons marché un moment sur la route principale, nous imprégnant de l’atmosphère du village, mais tout en gardant notre objectif en tête.


Un stand orné de paniers colorés, de fruits et légumes, et de quelques balais a attiré notre attention. Nous nous sommes arrêtées et avons commencé à parler à Anouradah, la dame qui possède la boutique. Nous lui avons demandé si elle fabrique elle-même ces balais, et elle nous a répondu qu’elle ne va pas cueillir les ‘fatak’ mais qu’elle les achète et fait ensuite le montage. En ce moment, ce n’est pas la saison, il faut attendre fin juillet – début août, quand la canne à sucre commence à fleurir.

‘Mo vann mo bann balie ant Rs 50 ek Rs 150, mo pa le fer dominer ‘ (Je vends mes balais entre Rs 50 et Rs 150, je ne veux pas les vendre à des prix exorbitants).

Elle a appris quelques petites techniques avec sa belle-mère mais elle n’en a pas fait son métier nous a-t-elle dit. Avec son mari, ils se relayent dans les tâches, car son atelier de tailleur est juste derrière le stand.


Nous continuons notre chemin, on s’est arrêtées à une ‘tabagie’ pour nous renseigner auprès d’une dame. Nous lui avons dit que nous avions entendu parler de gens qui fabriquaient des balais dans le village. Savait-elle où nous pourrions les trouver par hasard ? Elle nous a gentiment guidées, nous avions un long moment à marcher.

Après une bonne dizaine de minutes de marche, nous sommes tombées sur un stand rempli de ‘balie koko’ et de bananes suspendues. Au loin dans la cour, nous avons aperçu une dame assise à l’ombre au milieu d’une quantité de ‘fatak ‘ fabriquant ses balais. Elle n’était pas très causante et nous a indiqué que plus loin il y avait d’autres personnes qui en faisaient aussi.